"Vous réalisez que ce n’est pas vous qui vivez votre vie, mais la vie qui vous vit. La vie est le danseur et vous, la danse." Eckhart Tolle

Les obstacles : Harcélement moral


  Harcèlement moral : 

comment reconnaître la manipulation 

comment  s'en protéger !

  

 Harcèlement moral : Processus de domination

Un processus de domination s'instaure: la victime se soumet, elle est subjuguée, contrôlée, déformée. Si elle se rebelle, on pointera son agressivité et sa malignité. De toute façon, il se met en place un fonctionnement totalitaire, fondé sur la peur, et qui vise à obtenir une obéissance passive. L'autre doit agir comme le pervers l'entend, doit penser selon ses normes. Plus aucun esprit critique n'est possible. L'autre n'a d'existence que dans la mesure où il se maintient dans la position de double qui lui est assignée. Il s'agit d'annihiler, de nier toute différence.

Harcèlement moral : Pas de négociation possible

 



Lors de la première phase les victimes sont paralysées; elles seront détruites dans la phase suivante. Lors de la phase d'emprise, les deux protagonistes, à leur insu, adoptent une attitude de désistement pour éviter le conflit : l'agresseur attaque par petites touches indirectes, de façon à déstabiliser l'autre sans provoquer ouvertement le conflit; la victime se désiste également et se soumet, craignant un conflit qui aboutirait à une rupture. Elle sent qu'il n'y a pas de négociation possible avec l'autre, qui ne cédera pas, et préfère des compromis plutôt que de risquer cette séparation.

Les attitudes d'évitement servent à esquiver l'émergence de l'acte violent sans pour autant changer les conditions qui en provoquent l'apparition. Le désistement de la première phase permet de maintenir coûte que coûte la relation, au détriment de la personne même de la victime. Il y a une sorte d'alliance tacite entre les deux protagonistes. Les victimes des pervers narcissiques, dans un mouvement altruiste illusoire, se résignent ainsi à se soumettre aux abus de l'autre. Tout en se plaignant des attitudes négatives du personnage, elles doivent continuer à en idéaliser d'autres aspects (il est très intelligent, très bon parent...).

Dans le fonctionnement pervers, il n'y a pas que la quête du pouvoir, il y a surtout une grande jouissance à utiliser l'autre comme un objet, comme une marionnette. Les agressions des pervers relèvent d'un processus inconscient de destruction psychologique, constitué d'agissements hostiles évidents ou cachés, d'un ou de plusieurs individus, sur un individu désigné, souffre‑douleur au sens propre du terme. Par des paroles apparemment anodines, par des allusions malveillantes, des humiliations, des mensonges, des sous-entendus, des suggestions ou des non‑dits, il est effectivement pos­sible de déstabiliser quelqu'un, ou même de le détruire, sans que l'entourage intervienne. Le ou les agresseurs peuvent ainsi se grandir et acquérir une bonne estime de soi en rabaissant les autres. Ils s'évitent tout conflit intérieur ou tout état d'âme, en faisant porter à l'autre la responsabi­lité de ce qui ne va pas. L'agresseur réduit l'autre à une position d'impuissance pour ensuite le détruire en toute impunité. Pour obtenir ce qu'il désire, il n'hésite pas à utiliser tous les moyens, même et surtout si cela se fait au détriment des autres. Ce qui frappe, c'est une animosité sans borne pour des motifs futiles, et une absence totale de compassion pour les personnes acculées à des situations insupportables. Il s'agit là de perversité au sens de la perversion morale.

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